| La
géothermie
Le principe de la géothermie
consiste à extraire l'énergie contenue dans le sol pour l'utiliser
sous forme de chauffage ou d'électricité.
On distingue quatre types de géothermie ; la haute, la moyenne, la basse
et la très basse énergie.
La géothermie de haute énergie et de moyenne
énergie
La géothermie de haute énergie
(> 180 °C) et de moyenne énergie (température comprise
entre 100 °C et 180°C) valorisent les ressources géothermales
sous forme d'électricité.
La géothermie basse énergie
La géothermie basse
énergie (température comprise entre 30 °C et 100 °C)
permet de couvrir une large gamme d'usages : chauffage urbain, chauffage de
serres, utilisation de chaleur dans les process industriels, thermalisme...
A titre d'exemple, l'aquifères du Dogger dans le sous-sol de la région
parisienne, situé à 2 000 m de profondeur et renfermant une eau
géothermale à 60 - 80 °C.
La
pompe à chaleur : Géothermie de très basse énergie
Nous assistons
actuellement, dans l'habitat individuel, au retour des pompes à chaleur
(PAC) qui utilisent la chaleur contenue dans le sol pour alimenter un plancher
chauffant.
Ce principe connu depuis une vingtaine d'années, a subi de notables évolutions
techniques qui lui permet de rivaliser avec les moyens "traditionnels".
La
technique
Des capteurs enterrés
sont constitués d'un réseau de tubes dans lequel circule un fluide
caloporteur : fluide frigorigène de type HCFC dérivé du
fréon, ou de l'eau glycolée.
Pour restituer cette chaleur dans le plancher chauffant de la maison plusieurs
solutions existent. La plus répandue consiste à utiliser un "module
de transfert" comprenant le compresseur, un ou deux échangeurs...
Selon les fabricants la surface de captage préconisée varie entre
1,5 et 3,5 fois la surface chauffée de l'habitation.
Une PAC peut être réversible et permettre au plancher de devenir
rafraîchissant en période estivale.
Pour 1 kWh électrique
consommé, une pompe à chaleur produit en moyenne 2 à 4
kWh de chaleur. Une PAC est donc une forme adoucie de chauffage électrique.
Les
appareils thermodynamiques
Split
Systems
La pièce est chauffée par un échangeur comportant le condenseur
et un ventilateur. Cette méthode d'entrée de gamme convient bien
en rénovation, mais le chauffage obtenu est comparable à celui
d'un radiateur à convection -la ventilation en plus- et donc nettement
moins confortable qu'un chauffage au sol.
Ventilo-convecteur
Variante du système ci-dessus, les ventilo-convecteurs sont constitués
d'un échangeur à circulation d'eau (et non de fluide frigorigène).
Avantages : plus confortables
que les "Split-Systems", les ventilo-convecteurs permettent en effet
une régulation plus souple. En hiver, la diffusion de chaleur n'est pas
uniquement basée sur de la convection mais aussi sur du rayonnement.
Chauffage
au sol "fluide/eau" ou "sol/eau"
Le chauffage au sol basse température est assuré par un réseau
de tuyaux dans lesquels on fait circuler de l'eau. Cette eau est elle-même
chauffée par un échangeur placé au niveau du condenseur
de la pompe à chaleur. Avantages
: possibilité de changer de source d'énergie pour chauffer ce
réseau. En fonction du modèle d'échangeur, possibilité
d'avoir plusieurs boucles avec régulation indépendante (utile
pour séparer les pièces à vivre et les chambres). De plus,
possibilité de faire circuler de l'au fraîche l'été
dans le circuit pour diminuer de quelques degrés la température
de la maison (Plancher Rafraîchissant).

Chauffage
au sol "fluide/fluide"
Le chauffage au sol basse température est assuré par un réseau
de tuyaux cuivre de petit diamètre qui sert directement de condenseur
et dans lequel circule le fluide frigorigène.
Avantages
: Installation plus simple, pas d'échangeur, aucun surcoût car
les tuyaux cuivre peuvent être installés dans une chape ordinaire.
Du fait de l'absence d'échangeur, rendement légèrement
meilleur et prix de l'appareil inférieur à la solution "sol/eau".

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